QUI SOMMES-NOUS ?

Nous sommes aujourd'hui une cinquantaine à nous réunir une fois par mois pour ce groupe de parole où nous échangeons sur les crimes que nous avons subis : l’excision et le mariage forcé, et surtout sur notre réparation.

 

Jusqu’alors perdues en région parisienne, après avoir fui nos villages, nous avons découvert que nous n'étions pas seules.

Nous avons pu devenir amies, d’autant que nous sommes pour beaucoup Guinéennes, d’ethnie peuhle, mais nous ont rejointes des Mauritaniennes, Sénégalaises, Burkinées, Maliennes, Ivoiriennes.

 

Si nous sommes réparées, nous invitons les autres à ne pas craindre de solliciter cette opération qui change la vie, auprès du Docteur Pierre Foldes à Saint-Germain-en-Laye ou auprès du Docteur Ghada Hatem à la Maison des Femmes du centre hospitalier de Saint-Denis et en divers hôpitaux en France.

Nous nous battons chaque jour pour être mieux intégrées, et que notre combat soit connu de tous !

Celles qui mènent notre association sont :

+ Danielle MERIAN, notre présidente ;

+ Fatoumata Binta DIOP, notre vice-présidente ;

+ Dominique ZADEGAN, notre trésorière ;

+ Zeinabou BA, notre secrétaire générale ;

+ Françoise Nez, notre secrétaire adjointe.

 
LA PRÉSIDENTE

Je suis née à Paris en 1938. J'y ai vécu l'occupation allemande. J'ai découvert à 7 ans les photographies des camps de concentration.

Devant ce que l'homme peut faire à l'homme, j'ai décidé de consacrer ma vie à être la voix des sans voix.

 

J'ai été quarante-deux ans avocate au barreau de Paris. Et je me suis consacrée à la défenses des droits humains dans diverses associations : l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture et de la peine de mort (ACAT), Prisonniers Sans Frontières pour humaniser les prisons en Afrique de l'Ouest (PRSF), Parcours d'Exil, centre de soins aux torturés, et enfin SOS Africaines en Danger.

Maître Danielle MERIAN

A près les attentats du 13 novembre 2015, Danielle Merian allait déposer des fleurs devant le Bataclan quand un reporter de BFMTV lui tendit un microphone :

" C'est très important d'apporter des fleurs à nos morts. C'est très important de voir, plusieurs fois, le livre d'Hemingway, Paris est une fête. Parce que nous sommes une civilisation très ancienne, et nous porterons au plus haut nos valeurs. Elles s'appellent Liberté, Égalité, Fraternité. Et nous fraterniserons avec 5 millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment, et nous nous battrons contre les dix mille barbares qui tuent, soit disant au nom d'Allah. "

Ce message, largement diffusé sur les réseaux sociaux, lui permet d'être invitée sur les plateformes télévisées (Le Grand 8Le Petit Journal, C à vous, Vivement Dimanche, etc), interviewée par les journaux (Le Monde, La Vie, Télérama,etc..), et de promouvoir ainsi ses associations auprès d'une large audience.

C'est à la suite de ces événements que Danielle Merian publie Nous n'avons pas fini de nous aimer, co-écrit avec Tania de Montaigne, dans lequel elle raconte son parcours de femme libre, convaincue et combattante, au nom de la fraternité et de la bienveillance.

 
LE COLLECTIF
TÉMOIGNAGE
Louis GUINAMARD

Initiateur et vice-président 

d'Excision, Parlons-En !

 
L'ampleur du déni

Dans ce cadre, j’avais commencé à entendre parler de l’excision, parmi d’autres atteintes, sans toutefois en mesurer l’ampleur, ni la violence, ni l’importance à travers le monde.


C’est le chiffre de l’Egypte, un pays où j’étais régulièrement allé, qui m’a alerté : 91 % des femmes entre 14 et 49 ans y sont excisées. Autrement dit : toutes les femmes à l’exception de quelques-unes. Ce chiffre est connu, publié par l’UNICEF, et pourtant je n’en avais jamais entendu parler sur place.

Le fait que ce phénomène reste inconnu relève d’un déni absolu plutôt que d’une méconnaissance.


On ne veut pas savoir.

 
L'Egypte, berceau funeste de la pratique

 

Je suis donc retourné en Egypte avec l’intention de mieux comprendre le phénomène. Là-bas, j’ai souvent reçu un accueil mitigé des féministes qui me rabrouaient sur un air de : « Pourquoi concentrez-vous vos recherches sur cette pratique alors qu’il y a tant d’autres atteintes aux femmes en Egypte ? » 

Si je comprenais leur agacement, je leur expliquais que ma démarche se voulait plus globale et pourrait s’ouvrir à une réflexion sur l’excision au niveau mondial, mais que la situation en Egypte me paraissait particulièrement éclairante.

En effet, selon les historiens, la pratique remonterait à une période pharaonique ; j’allais donc étudier dans son berceau même un phénomène contemporain, pratiqué depuis plus de 2000 ans.

De plus, l’Egypte venait de connaître sa révolution et il était difficile de prédire de l’évolution de la pratique dans ce contexte : diminution ou accroissement ?

Enfin, l’Egypte est particulièrement intéressante en ce que l’excision y est pratiquée tant par des musulmans que par des chrétiens : plus question, donc, de prétendre qu’il s’agit d’une pratique liée à l’Islam.

La fin de l'excision n'est pas une utopie,
c'est un objectif !

Depuis 2010, une série de commandes et des travaux personnels m’ont amené à explorer la thématique des atteintes au corps des femmes -viol, traite, prostitution...- leurs portées symboliques, leurs enjeux...

Ma démarche consiste, dans la mesure du possible, à recueillir des récits de femmes victimes et d’actrices mobilisées à leurs côtés.

Puis, à mettre en perspective le phénomène en croisant différentes approches : médicales, sociales, géopolitiques, historiques... Ceci permet d’obtenir une vision globale du phénomène.

 
La genèse d'Excision, Parlons-En !

À mon retour, après 3 mois sur place, je rencontrais différentes associations déjà engagées en France et dans le monde sur l’accompagnement des victimes et les actions en faveur de l’abandon.

 

Nous avons décidé, ensemble, d’organiser un événement commun autour du 6 février, Journée internationale d’action pour l’abandon de l’excision. Rien n’aurait été possible sans l’implication de la Fédération Gams et de Tostan France. D’autres associations ont rallié ce noyau pour créer Excision, Parlons-En !, comme SOS Africaines en danger ! dont les membres ont aussitôt participé aux différents événements.

Cette première étape a largement mobilisé et dépassé toutes nos projections initiales. Le colloque du 6 février 2014 a rassemblé plus de 350 professionnels, en présence d’experts du monde entier et de 3 ministres. 

 
Croiser les expertises

 

Le succès d’Excision, Parlons-En ! repose sur une volonté de croiser les différentes champs d’expertise – santé, social, juridique, opérationnel...- sans jamais chercher à se substituer aux acteurs déjà impliqués.

 

Excision, Parlons-En ! est une plateforme de ressources et de plaidoyer qui permet de rassembler les énergies et d’avancer vers l’abandon de la pratique.
Si notre engagement se confronte à plus de 2000 ans d’histoire et des croyances fallacieuses, nous sommes persuadés que la fin de l’excision n’est pas une utopie, c’est un objectif !

 

Nous y parviendrons ensemble. 

 
STATUT LÉGAL

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15 bd Richard-Lenoir
75011 Paris

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